Mille et une pattes
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Là encore, le matériel est peu coûteux. Et il suffit de deux ou trois "cuves" de larves pour lancer son exploitation.
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Le développement d'élevage d'insectes permettrait de réguler les prix de ventes, parfois très élevés en basse saison.
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Mais pour l'instant, seule une espèce de grillon est testée à l'élevage. Les autres ont des cycles larvaires trop longs pour un élevage.
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Grilllons, sauterelles ou guêpes... Très riches en protéines, les insectes pourraient être un frein à la malnutrition qui sévit au Laos.
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Selon la FAO, statistiquement, chaque second enfant d'une famille laotienne souffre de malnutrition. Les laotiens sont encore peu conscient des apports des insectes.
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A Vientiane, la nourriture occidentale envahit les restaurants. Et rares sont ceux qui proposent encore des insectes au menu.
Les insectes peuvent-ils sauver le monde ?
« Oui » répond la FAO qui mise sur l’entomophagie pour enrayer la famine chronique qui sévit au Laos, et qui à plus long terme, espère solutionner les problèmes alimentaires attendus à l’échelle planétaire. Pour ce faire l’organisation a testé l’élevage d’insectes près de la capitale laotienne en 2009. Vu les résultats obtenus, elle a décidé d’aller plus loin cette année en accompagnant l’installation de plusieurs éleveurs en mai dernier.
Faciles à élever et peu gourmands en eau, les insectes pourraient rapidement devenir une ressource financière et alimentaire incontournable. Ils peuvent compter jusqu’à 4 fois plus de protéine que le bœuf ou 10 fois de vitamine D que l’huile de foie de morue. D’où les espoirs entretenus.
Cependant, une ombre se dessine au tableau. Si certaines espèces sont faciles à élever, d’autres ne le sont pas, notamment raison d’un cycle larvaire trop long. Des études sont en cours pour faire face aux contraintes.